top of page

Cigale 2025 : Trois jours de musique, de chaleur et de magie à la Baie de Beauport

Dernière mise à jour : 24 août


ree

QUÉBEC — Du 8 au 10 août 2025, la Baie de Beauport s’est transformée en un véritable sanctuaire musical et festif à l’occasion de la quatrième édition de Cigale. Ce rendez-vous désormais bien ancré dans le paysage culturel québécois a offert aux festivaliers une expérience immersive, chaleureuse et résolument VIP. Retour sur trois jours de performances marquantes, d’organisation exemplaire et d’instants inoubliables.

 

Vendredi 8 août : Une ouverture en beauté

Dès les premières heures du festival, une énergie vibrante s’est installée sur le site, portée par les performances envoûtantes de Millimetrik, Lou-Adriane Cassidy et Valence. Ces trois artistes, chacun avec leur univers bien distinct, ont su créer une ambiance immersive où le soleil, la plage et la musique formaient un trio parfaitement synchronisé. Les festivaliers semblaient suspendus à chaque note, savourant cet instant comme une le premier chapitre d'une journée riche en émotion.

 

L’arrivée de Half Moon Run a inscrit un tournant décisif à Cigale 2025, propulsant l’événement à une autre dimension. Le groupe montréalais a livré une performance d’une intensité rare, saluée pour sa finesse. Grâce à une parfaite alchimie entre la scène, le public et le décor naturel, leur prestation a été perçue comme l’un des moments les plus marquants de cette édition. Elle a instauré un haut niveau d’exigence dès le premier jour, donnant le ton à un festival placé sous le signe de l’excellence artistique et du partage.

 

 

Samedi 9 août : Une montée en puissance sous le soleil

La deuxième journée a démarré en douceur, avec une affluence plus modeste en début de programme. Mais Mike Clay, fidèle à son énergie contagieuse, il a réveillé la plage avec une performance dynamique et un contact humain remarquable. Il n’a pas simplement joué : il a créé un lien fort avec le public, échangeant sourires, anecdotes et interactions spontanées qui ont transformé le moment en une véritable célébration. Dès les premiers instants, il a su instaurer un climat chaleureux, lançant les festivités avec éclat et préparant habilement l’arrivée des artistes.

 

Puis, Laurence Nerbonne a pris le relais avec une prestation solide de pop électro accrocheuse et affirmée, attirant progressivement les festivaliers. L’atmosphère s’est densifiée, les sourires se sont multipliés, et la magie a opéré. Sa présence scénique et son univers bien défini ont contribué à faire monter l’intensité, donnant à cette deuxième journée un élan vibrant et fédérateur. Elle a su créer une véritable connexion avec le public.

 

Zagata a ensuite plongé les spectateurs dans une ambiance estivale, avec des chansons qui évoquaient le sable chaud et les vagues. Un moment de douceur et de légèreté parfaitement en phase avec le décor naturel du site. Les festivaliers se sont laissés porter par cette atmosphère apaisante avant que l’intensité musicale ne reprenne de plus belle.


C’est Michael Marcagi qui a su captiver les passionnés. Sa performance, empreinte de sincérité et de profondeur, a été accueillie comme un réel coup de cœur par le public. D’une aisance naturelle sur scène, il a instauré une proximité touchante avec les spectateurs. Sa voix, à la fois douce et puissante, portait des textes qui résonnaient substantiellement chez chacun. Chaque morceau semblait dérouler une histoire, raviver une émotion enfouie, éveiller une sensibilité partagée. Ce n’était pas seulement un concert : c’était une rencontre, un moment de vérité entre l’artiste et les Cigaliers. Ce passage restera, pour beaucoup, comme l’un des plus touchants de cette édition, une preuve que la simplicité et l’authenticité peuvent parfois créer les plus grands frissons.


Puis est venu Valaire, et là, le festival a pris une toute nouvelle tournure. Leur prestation explosive a transformé la plage en dancefloor. Leur fusion de genre — électro, funk, hip-hop et jazz — a produit un cocktail irrésistible, impossible à ignorer, même pour ceux qui se trouvaient à d’autres secteurs du site. De plus, plusieurs festivaliers ont affirmé qu’il s’agissait de la meilleure performance de Valaire depuis des années, une renaissance scénique qui a dépassé toutes les attentes. Les avoir programmés à Cigale relevait du coup de maître, tant leur style et leur intensité correspondaient parfaitement à l’esprit de Cigale.  

 

Alors que la soirée avançait et que les festivaliers étaient déjà portés par la magie des scènes, l’arrivée de Phillip Phillips a apporté une touche profondément humaine et émotive à cette deuxième journée. Visiblement ému d’être présent, il est rempli de gratitude sincère, une parenthèse de sensibilité rare dans l’effervescence du festival. Le public, attentif et réceptif, s’est laissé envelopper par cette ambiance intimiste, créant une bulle de calme et de connexion au cœur de la fête. Entre les morceaux, il s’est adressé aux spectateurs avec une simplicité désarmante, partageant son bonheur d’être là, son attachement à la scène, et sa reconnaissance envers ceux qui l’écoutaient. Phillip Phillips a montré que parfois, un concert réside dans la tendresse.

 

Par la suite, Jonathan Roy prend le contrôle. Dès les premières notes, le ton était donné : sa performance allait être dynamique, parfaitement maîtrisée, et profondément marquante. Mais au-delà de la technique, c’est la présence énergique de Jonathan Roy qui a véritablement laissé une forte impression. Il ne s’est pas contenté de chanter : il a vécu chaque chanson, incarnant ses paroles avec une intensité émotionnelle palpable. Son regard, ses gestes, sa manière de s’adresser au public permettaient une connexion authentique, presque physique, avec les spectateurs. Pour beaucoup, cette prestation s’est imposée comme l’un des plus marquants de la soirée.

 

Pour clore cette journée déjà riche en émotions, David Kushner a offert un véritable moment suspendu. Sa voix, son univers, sa présence : tout était réuni pour créer un instant magique. Porté par une scénographie épurée, baignée d’une lumière tamisée, Kushner s’est livré avec une vulnérabilité désarmante, invitant les festivaliers à pénétrer dans son monde intérieur. On ne dansait pas, on ne chantait pas — on écoutait, on ressentait, on vivait une expérience sensorielle. Parmi les spectateurs, de nombreux admirateurs avaient fait le déplacement depuis différentes régions du Québec, et même d’Europe, pour voir cet artiste à la sensibilité rare et à la profondeur poignante. Et lorsque les dernières notes se sont éteintes, un murmure de Cigaliers s’est élevé: un simple “wow”, chargé de reconnaissance et d’émerveillement. Ce moment, à la fois intime et universel, s’est gravé dans la mémoire collective comme une clôture parfaite, douce et inoubliable, d’une journée déjà exceptionnelle.

 

 

Dimanche 10 août : Une finale sous haute température

Le dernier jour s’est déroulé sous un soleil de plomb, mais les artistes ont su maintenir l’enthousiasme du public.

 

Les premiers tels que Clodelle qui a transformé la canicule en moteur d’ambiance, Elliot Maginot est resté sincère par la musique malgré la température et Fuso a créé une mini-fête de plage. Bref, ils ont tous lancé la journée avec une énergie admirable, affrontant la chaleur avec courage et détermination.

 

C’est l’arrivée de Walk off the Earth qui a marqué un véritable tournant dans le jour 3 de Cigale. Dès les premières notes, le groupe a captivé la foule avec ses harmonies vocales puissantes, sa musicalité inventive et une performance dynamique qui a littéralement fait vibrer la Baie de Beauport. Parmi les moments forts, un medley des Beatles a déclenché une vague d’émotion et de nostalgie, interprété avec une originalité qui leur est propre. Le public a également eu droit à une surprise touchante : les enfants des membres du groupe sont montés sur scène pour jouer de la batterie, de la basse, de la guitare et même chanter. Ce fut un numéro digne des grandes heures des Hanson, empreinte de fraîcheur et de talent. Généreux et accessibles, Walk off the Earth a multiplié les interactions avec les festivaliers et les photographes, partageant leur joie de se produire à Cigale 2025. Leur prestation, à la fois spectaculaire et intime, restera gravée dans les mémoires comme l’un des moments les plus marquants de cette édition.

 

Dylan Marlowe qui a pris le relais, offrant une performance solide, empreinte d’authenticité. Bien que plus statique dans sa mise en scène, l’artiste a su imposer sa présence par la force tranquille de sa voix et la sincérité de son interprétation. Chaque morceau était livré avec justesse, et son timbre chaleureux a rapidement conquis les spectateurs, qui se sont laissé porter par l’ambiance plus introspective de son set. Marlowe a démontré une maîtrise vocale remarquable, naviguant avec aisance entre les ballades country et les titres plus rythmés. Son style épuré, loin des artifices, a permis de mettre en valeur la qualité de ses compositions et la profondeur de ses textes. Le public, attentif et réceptif, a répondu avec enthousiasme, créant une atmosphère intimiste malgré l’ampleur du site.

 

Parmi les moments les plus mémorables de Cigale 2025, celui offert par Mark Ambor restera gravé dans les esprits comme un véritable bijou d’authenticité. Alors que tout semblait prêt pour une performance électrisante, un problème technique est survenu dès les premières minutes de son spectacle. Mais au lieu de se laisser déstabiliser, l’artiste a choisi de transformer l’incident en opportunité : il a descendu voir ses fans afin d’entamer un segment de façon acoustique. Ce moment suspendu, où la technologie s’est effacée au profit d’une connexion humaine pure et spontanée, a provoqué une onde d’émotion. Les spectateurs, d’abord surpris, se sont rapidement laissé emporter par la sincérité de l’interprétation, chantant avec lui dans une communion rare entre artiste et public. C’était brut, vrai, et profondément touchant. Une fois les problèmes résolus, Ambor est remonté sur scène avec une intensité redoublée, livrant un set exceptionnel. Sa voix, son charisme et sa générosité ont conquis le cœur des festivaliers, qui n’ont pas hésité à qualifier sa performance de “8 étoiles sur 5”. Une exagération assumée, mais révélatrice de l’impact qu’il a eu. L'annonce de sa prochaine venue à Québec est attendue avec enthousiasme.

 

Dans une mer de prestations variées, P’tit Belliveau s’est démarqué par son univers singulier et son énergie débordante. Fidèle à son style déjanté, l’Acadien est monté sur scène vêtu d’un habit écossais improbable, et a immédiatement capté l’attention du public. Son mélange audacieux de rock, de musique traditionnelle et d’humour absurde a créé un cocktail explosif, à la fois festif et irrévérencieux. C’était un moment de liberté musicale où les codes sont bousculés et où l’autodérision devient un art. Il a enchaîné les morceaux avec une aisance désarmante, alternant entre riffs accrocheurs, rythmes folkloriques et interventions comiques qui ont fait éclater de rire la foule.

 

Pour refermer cette quatrième édition du festival, Foster The People a offert un concert de 90 minutes aux allures de voyage introspectif, mêlant les styles planants, envolées rock et éclats punk. Une performance à la fois dense et aérienne, qui s’est inscrite dans une ambiance de fin de marathon musical, où la fatigue douce des festivaliers rencontrait la magie d’un dernier souffle artistique. Dès les premières notes, le groupe a enveloppé la plage d’une aura presque cinématographique, où les rythmes hypnotiques et les textures sonores semblaient flotter dans l’air salin. Foster The People a plongé le public dans une transe collective, oscillant entre mélancolie et euphorie. Si certains ont perçu des variations dans l’intensité du set, des passages plus contemplatifs succédant à des pics d’énergie brute, cette inconstance assumée a contribué à créer une expérience immersive, presque onirique. Le groupe a pu jouer avec les contrastes, alternant les tempos et les ambiances pour mieux captiver. Malgré les nuances dans la réception, la musique de Foster The People a su rassembler. Les fans de la première heure ont retrouvé leurs repères, tandis que les curieux se sont laissés séduire par cette proposition artistique singulière. Une clôture tout en subtilité, qui a donné dans l’air un parfum de nostalgie et d’accomplissement.

 

Une organisation exemplaire et une ambiance VIP

L’un des grands succès de Cigale 2025 réside dans son organisation irréprochable et son ambiance VIP accessible à tous. Dès leur arrivée sur le site, les festivaliers ont été accueillis avec chaleur et professionnalisme, dans une atmosphère détendue où même les agents de sécurité affichaient un sourire complice. L’équipe de GESTEV et ses bénévoles ont brillé par leur efficacité, notamment à la vigie des médias où collations et rafraîchissements étaient offerts avec générosité, renforçant le sentiment d’être choyé. À l'aide de son impressionnante sélection de camions gourmets et de kiosques culinaires présentant une cuisine de rue raffinée et diversifiée, le festival a su éveiller les papilles autant que les oreilles. Le site, impeccablement propre grâce au programme GESTVERT, offrait une expérience fluide et agréable, avec un service aux bars rapide, des navettes bien coordonnées, dont les autobus articulés, et des installations pensées pour le confort, comme les jets d’eau et la distribution de bouteilles aux gens aux premiers rangs. Les activités de souvenirs, tels que les bracelets, les photos et la bière Cigale, ont contribué à créer une identité forte et mémorable pour l’événement. Même lorsqu’un imprévu survenait, comme par exemple le problème technique au début du spectacle de Mark Ambor, l’organisation et l’artiste ont su transformer l’incident en moment magique : s’approchant de la foule, il a chanté en version acoustique, créant une communion rare avec les fans. Ce moment spontané est devenu l’un des plus forts de Cigale 2025. Enfin, la présence de deux scènes en alternance a permis une programmation sans interruption, garantissant un rythme soutenu et une immersion musicale totale. À Cigale, chaque détail semblait pensé pour que tous se sentent comme des invités d’honneur.

 

Cigale, une étoile montante

Cigale 2025 a été une réussite sur tous les plans. Avec une programmation riche, une ambiance balnéaire incomparable et une organisation exemplaire, cet événement continu d'évoluer sans perdre son âme. La cinquième édition s’annonce déjà prometteuse, et les attentes sont grandes. Mais une chose est certaine : Cigale est sur la bonne voie pour devenir un pilier des festivals estivaux au Québec.

Commentaires


© 2025 – PCE Studio/PCE Média-Production

bottom of page